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Aujourd’hui je vais te partager mon opinion sur la pratique du coaching.

Le coaching est en vogue dans les pays européens; Il s’est développé depuis longtemps aux USA puis petit à petit il a traversé les frontières, pour venir accompagner les sportifs, les militaires et les hauts cadres de grandes entreprises ou grands groupes.
Aujourd’hui le coaching se différencie en coaching d’affaire ou business coaching et en coaching de vie. Tu trouveras des coachs d’affaire et des coachs de vie. Tu trouveras aussi des coachs tout court ! Alors que les coachs d’affaire s’occupent essentiellement d’accompagnement d’entreprise, le coach de vie lui s’occupera de tout ce qui touche à ton quotidien et à ton développement personnel. Les coachs « tout court » s’occupent quant à eux de toutes sortes de problématiques quelque soit le domaine. Disons que c’est un coach multi-problématique !

Quand je me suis formée au métier de Sophrologue, j’ai appris à suivre tout type de public et tout type de problématiques. Nous avons vu comment accompagner une femme enceinte, un homme atteint de cancer, une phobie d’avion, une gestion de stress de passer son permis de conduire ou son bac, un stress en entreprise, une angoisse de piqures, une insomnie d’enfant…

Certes le champ d’accompagnement était large mais une question me taraudait quand même : comment peut on être performant et efficace dans tous ces domaines aussi variés soient ils ?
Comment peux tu connaitre parfaitement les problématiques d’une femme enceinte et d’un homme en rémission de cancer ?
Je faisais toujours le parallèle entre un généraliste et un spécialiste. S’il y a des spécialités médicales c’est justement pour que ce professionnel soit spécialiste en la matière, qu’il cerne parfaitement les problématiques liées à sa spécialité.
Un être humain, à mon sens, n’est pas en capacité de maitriser l’intégralité des problématiques d’une maladie, d’un organe ou d’une fonction. Ça ne nous viendrait pas à l’idée d’aller voir un dentiste nous soigner un glaucome ? Tout comme il existe des garagistes pour véhicules légers et véhicules lourds. Réparer une voiture n’est pas réparer un poids lourd. Tout comme il existe des bouchers et des pâtissiers.

Même si tout métier s’apprend, chaque métier est spécialisé dans ses techniques, ses problématiques, son vocabulaire, sa pratique.
Bien sur qu’il peut y avoir des similitudes : c’est d’ailleurs le cas de la sophrologie et du coaching, il y a des bases communes mais il n’en reste pas moins qu’ensuite la pratique spécifique des 2 métiers se distingue.
Tout ça pour dire qu’il existe en effet sur le marché des coachs d’affaire qui s’occuperont essentiellement des entreprises, de la gestion d’équipe, de développement business…. Et des coachs de vie plus tournés vers le développement humain, la gestion difficultés plus personnelles. Mais très peu se sont spécialiser dans une problématique spécifique. beaucoup sont coach de vie. point.

Pour moi tu ne peux pas être à la fois coach de vie et coach business : les 2 utilisent des outils identiques mais les objectifs ne sont pas les mêmes et donc les connaissances des sujets ne sont pas les mêmes. Et si tu es coach de vie “généraliste”, tu ne peux pas connaitre toutes les problématiques de toutes les personnes qui viennent te voir. Alors que si tu es face à un coach qui s’est spécialisé dans une typologie de personnes (selon un sujet, un âge, une problématique…) là tu es face à un accompagnant qui sait de quoi il parle puisqu’il s’est spécialisé dans cette spécificité. Par exemple si tu vas voir un coach en médiation conjugale, le sujet il le connait c’est sa spécialité. il a des outils spécifiques sur le sujet, il a peut être fait des formations complémentaires pour t’aider au mieux dans ce sens.. tu vois ?

Attention je ne dis pas qu’un coach “généraliste” qui s’occupe autant de gestion des émotions, de business et de relation amoureuse ne peut pas t’aider pour ta conciliation conjugale. Bien sur que oui il a les outils pour, mais il n’aura pas approfondi cette problématique là, et te connaitra moins bien qu’un coach en médiation. c’est tout.

C’est pourquoi, j’ai axé mon activité de coach autour des femmes de la génération Y car je trouve plus honnête et plus professionnel de m’attacher à un type de personnes sans pour autant vouloir mettre les gens dans des cases. Il n’est pas rare que j’entende des personnes me dire que je me ferme à tout un tas d’opportunité en ne voulant travailler qu’avec les femmes de la génération Y mais moi je sais que je fais le bon choix ! Les femmes que j’accompagne me font confiance parce qu’elles savent que je les comprends, elles savent que mon souhait est de les aider elles et pas tout un tas de personnes différentes de tous âges.
Connaitre à la perfection les souhaits, les envies, les problématiques, les difficultés, les attentes que ces femmes ont, est déjà un gros travail.
On ne peut pas être spécialiste si on ne connait pas les spécificités de notre clientèle. Comment je pourrais les servir au mieux si je ne les connais que partiellement ?
Comment je pourrais les connaitre à la perfection si je papillonne de type de personne, d’âge ou de difficulté ?
Comment je peux offrir des exercices, des challenges, un accompagnement  adaptés à ma clientèle si je ne la connais pas, si je ne la comprends pas ?
Ce que je réponds à ces personnes qui s’opposent à mon état d’esprit et de réflexion : je suis humaine, je ne peux pas aider tout le monde, mon cerveau n’en a pas les capacités, ma vie n’est pas assez longue pour apprendre touuuutes les difficultés de touuuuutes les personnes sur cette terre. J’ai fait un choix : celui de me spécialiser dans l’accompagnement des femmes de la génération Y et crois moi, y a du boulot !

J’ai axé mon coaching sur la quête de sens par la connaissance de soi. Bien sur que j’aide mes clientes à retrouver confiance en elle, à gerer leur stress, leur angoisse, leur doute mais je les aide surtout à répondre à la question qu’elles se posent toutes « qui suis-je ? »
Quand elles trouvent une réponse à cette question, les questions périphériques s’éclaircissent. Elles comprennent alors le pourquoi de leur action, de leur place ou de celle qu’elles veulent occuper. Les choses sont remises en perspective et elles se mettent à repenser leur vision de vie, leur manière de réorganiser leur priorité… C’est tellement magique de voir ses étoiles brillées dans leurs yeux, et ce sourire naitre sur leurs jolis visages, j’adore !

Je ne te dis pas de venir me voir, car il m’arrive de ne pas accepter d’accompagner une personne parce que la relation ne me parait pas possible.
On ne va pas se mentir, on ne peut pas plaire à tout le monde. Je suis sure qu’il t’est arrivé de ne pas « sentir » la personne en face de toi. Tu n’as rien contre cette personne mais il n’y a pas d’atome crochu. Ca ne match pas quoi ! Ça arrive, c’est humain.
Moi si je sens que la personne n’est pas motivée, qu’elle n’est pas engagée, qu’elle vient en mode « touriste japonaise » (j’ai rien contre les japonais !) juste pour voir ce qu’est un coaching, soit je lui conseille de venir à un atelier, soit je lui dis clairement que je ne peux pas l’accompagner.
Il se peut que je ne me sente pas la capacité de l’accompagner pour diverses raisons, dans ce cas, je lui propose d’aller voir une consœur ou un autre spécialiste plus approprié.
ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Non seulement je risque de faire perdre du temps à la personne mais en plus je perds moi aussi mon temps et mon énergie. Mon travail ne serait pas efficace. Et la personne sera déçue. Et y a rien de pire qu’une personne déçue.
Une démarche de coaching coute en temps, en énergie et en argent. Il est donc normal, et ça n’engage que moi, de rester honnête avec la personne qui me fait confiance.
Mes clientes veulent sentir une transformation, une évolution, un accomplissement. Et c’est ce que je m’efforce de leur apporter.

Véro 🙂