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le cerveau

Ma formation en Psychologie, mes études de Sophrologie, de Coaching et mon intérêt inaltérable du développement humain m’ont poussé à m’intéresser aux neurosciences.
Dernièrement j’ai découvert, dans mes lectures, la complexité de ce qui forme notre mental.
Il va sans dire que lorsqu’on étudie la sophrologie, on comprend que le corps et intimement lié à l’esprit et de ce fait, j’ai voulu en savoir davantage sur ce que ce cerveau cachait.

C’est le chercheur en neurosciences David Eagleman qui m’a particulièrement interpellée.
Il décrit le cerveau sous des aspects interrogatifs dont je vous livre ici quelques-unes de ses découvertes.

COMMENT SE CONSTITUE NOTRE PERSONALITE ?

Le cerveau humain comptabilise 100 Milliard de neurones. Il a besoin de nutriments apportés par la nourriture, d’oxygène apporté par le sang, d’eau et … d’interaction avec les autres humains !

Une grande partie de notre activité cérébrale est dédié à la communication et à l’interpretation de l’autre.
Les psychologues Heider et Simmel ont démontré par leur expérience du principe de l’attribution que le cerveau humain avait besoin de donner une signification à ce qu’il voit.
Dans cette expérience simple, les 2 triangles et le rond sont déplacés de façon aléatoires et filmés. Ce film est présenté à des volontaires qui doivent s’exprimer sur ce qu’ils perçoivent de ce film.
Les chercheurs constatent que la plupart des volontaires attribut des motivations et des émotions, une histoire, un rôle à chaque figure géométrique.

Notre cerveau a donc besoin d’attribuer un contexte pour comprendre notre monde, les gens qui nous entoure.

Les activités cérébrales sont nombreuses quand on est en interactions. Pour comprendre les expressions faciales de notre interlocuteur nous les reproduisons de façon subtile et inconsciente.
La toxine botulique, autrement appeler Botox est une substance dont l’ingestion d’une seule goutte empêche le cerveau de commander la contraction de nos muscles faciaux. Elle s’utilise en chirurgie esthétique pour paralyser les muscles du front et réduire les rides. Mais elle a pour effet secondaire de réduire les mouvements du visage. Cette paralysie faciale inhibe donc la détection des émotions.

Quand on regarde un film, on a beau savoir que ce n’est pas réel, on réagit à la peur, à la tristesse, à l’angoisse perçues de ces images. On ne ressent pas l’aspect physique mais l’aspect émotionnel.

On a longtemps pensé que notre personnalité venait ou dépendait de notre âme mais en réalité elle dépend de notre cerveau et de ce que l’on vit.
Notre cerveau évolue en fonction du monde qui l’entoure. Quand on nait, on ne sait ni marcher, ni parler et pourtant au bout de qq années on va vivre dans n’importe quel endroit, on se déplace, on s’exprime…
On est programmé pour certaine tache, comme intégrer le langage ou imité les expressions faciales Et pourtant quand on nait, notre cerveau n’a pas fini son développement
Chez l’animal, le cerveau est programmé pour sa survie : le petit marche 45 minutes après sa naissance. Chez l’humain c’est l’expérience qui va former le cerveau humain.
Le nouveau né a le même nombre de neurones que l’adulte mais la connexion est faible puis, très vite (15 mois) il se forme 2 millions de connexion à la seconde. Wahou 2 M à la seconde, vous vous rendez compte ?

En grandissant, on acquiert des expériences qui vont développer des connexions neuronales au détriment d’autres connexions existantes. Celles que l’on n’utilise pas se perdent.
A l’adolescence la personnalité se façonne. Le comportement d’un ado est dû à un fonctionnement neurologique différent. La maturation cérébrale s’étend jusqu’à l’âge de 20-25 ans.

Une étude a d’ailleurs été menée sur les étudiants chauffeur de taxi londonien devaient apprendre énormément d’informations en très peu de temps. Un apprentissage minutieux et constant avec une concentration maximale promettait leur réussite à l’examen. Cette étude a démontré que la partie de l’apprentissage de leur cerveau avant, pendant et après leur examen avait grossi significativement.
Une autre étude sur Einstein, qui adorait jouer du violon, a montré que la partie du cerveau qui donne l’activité de la main gauche était plus grosse que le reste.

Ceci explique que la plasticité de notre cerveau, c’est-à-dire la capacité continue du système nerveux à modifier son fonctionnement en réponse à des situations ou contextes différents, est constante.
Toutes ces études montrent que notre personnalité évolue avec le temps et peut changer.

Le souvenir est un bon exemple. Un souvenir est un récit que le cerveau doit ressusciter. On se souvient d’une idée générale mais pas de chaque détail de façon chirurgicale.

Par exemple, vous êtes invité à diner avec votre meilleur ami qui est accompagné de sa fiancée. Vous passez un agréable moment, votre repas est succulent, les discussions sont agréables. Vous terminez avec un café accompagné d’une madeleine. A ce moment des associations se font dans votre cerveau : l’ambiance, l’odeur, le gout de la madeleine…
Quelques mois plus tard, vous prenez, dans un tout autre contexte et endroit, un café accompagné d’une madeleine qui a la même saveur. Des associations neuronales se font et recréent le souvenir agréable vécu il y a qq mois mais pas de façon aussi précise que l’on voudrait. Petit à petit ce souvenir s’estompe. Les neurones ont été fabriqué d’autres connexions pour activer d’autres souvenirs, les détails seront alors plus flous.
Imaginez maintenant que votre meilleur ami vous annonce qu’il s’est séparé de sa fiancée. Des choses changent, le cerveau change le souvenir. Le passé dans le cerveau ne tient pas toujours compte de la réalité. Certains détails de ce souvenir sont transformés par des choses que d’autres vous ont racontés ou de ce que vous imaginez qu’il s’est passé.

Notre cerveau est impressionnant. Il utilise ce dont il a besoin. Si on compare notre cerveau a une boite à outil, lorsqu’il a besoin d’utiliser un outil qui semble défectueux, il le supprime et s’adapte en utilisant un autre. D’où l’intérêt de fournir au cerveau de bons outils en multipliant les activités cérébrales par la pratique de sport, et des activités diverses qui créeront des connexions cérébrales et ainsi préserveront notre cerveau des maladies neuronales (Parkinson, Alzheimer) et préservera notre personnalité.

Vous comprenez aujourd’hui combien votre cerveau vous permet d’etre conscient de votre propre existence.
A vous de le nourrir à bon escient. Quand nous comprenons comment nous fonctionnons, nous agissons en conséquence et prenons de meilleure décision pour nous, pas en fonction des autres.

Que diriez vous de levez le nez de votre smartphone et de proposer à votre cerveau de nouvelles activités afin de lui permettre de construire de nouvelles connexions neuronales ?

J’espère que cet article vous aura permis de prendre conscience que notre cerveau est un élément puissant dans notre existence. C’est la manière dont vous le nourrissez qui déterminera la qualité de votre existence.

Si, malgré toute la bonne volonté du monde, vous n’arrivez pas à avoir une existence à la hauteur de vos rêves, et que vous sentez que vous avez besoin d’être accompagnée dans ce sens, contactez moi pour faire un premier appel et déterminer les étapes à mettre en place ensemble

A bientôt.

Véronique.

 

 

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