Sélectionner une page

Dans le cadre de mon activité de Coach, j’ai été amenée à rencontrer tout type de public.
C’est en réalisant une étude personnelle (et enrichissante) pour mon activité et son développement que je me suis particulièrement intéressée à la Génération Y.
Pourquoi ? parce que c’était celle qui me contactait le plus fréquemment.
Et j’ai voulu comprendre pourquoi. Pourquoi je n’avais que des appels de personnes âgées de 25-30 ans qui me demandaient d’être suivi pour gérer leur stress, pour retrouver la confiance en elle, apprendre à avoir du recul face à leur travail…
Cette génération m’a interpellé sans doute parce que je l’ai côtoyé durant une 10ème d’année sans comprendre son fonctionnement.
Elle m’a aussi piqué au vif par sa manière d’être, son état d’esprit à l’opposé de ce que moi – quadra – je pensais.
C’est en m’apercevant que cette Génération Y se posait les questions auxquelles moi, à 43 ans, je me posais depuis 5 ans – à savoir comment faire de sa vie quelque chose d’épanouissant – que j’ai voulu en savoir plus sur elle.
Mais alors qui sont-ils ? Pourquoi font-ils l’objet d’études, d’articles ? quelles sont leurs attentes ? comment voient-ils leur avenir ?
C’est ce portrait-robot que je vais tenter de dresser maintenant.

Quelle différence entre Génération X, Génération Y et Génération Z ?

La génération X est la génération de mes parents, les babyboomers comme on aime les appeler. C’est cette génération de l’après-guerre pour qui tout était possible. Ils ont pu avoir la jouissance d’une vie d’abondance suite à un passage douloureux de leurs propres parents dans le conflit et la disette. Les horreurs de la guerre passées, ils ne pouvaient faire de leur vie qu’une fête.
Cependant tout n’a pas été toujours rose : certains ont connu un long parcours professionnel parfois impayée, non déclarée et une scolarité rude. J’entends mon père me raconter ses années d’internat, dans des dortoirs chauffés au poêle, placer ses vêtements du lendemain sous ses couvertures pour les isolés du froid, les douches gelées de glace en hiver empêchant de se débarbouiller le matin… Cette génération a sans aucun doute la culture du Respect (respect des objets, des anciens…) qu’ils ont su transmettre à leur enfant (moi) tout en ayant connu une vie aujourd’hui considérée comme hors du temps.
C’était le temps des premières voitures, des premières émissions télévisuelles… On était bien loin des smartphones, tablettes et autre connexion.

La génération Z est la génération qui suit la génération Y. Il s’agit là des jeunes nés après les années 2000. Aujourd’hui, en 2017, à l’aube de sa vie d’adulte, elle tend à encore davantage de connectivité, de création, de collaboration pour les années à venir.

La génération Y est, quant à elle, la génération des 25-35 ans née hyperconnectée (GPS, ordinateur, mobile…). Elle précède la génération Z. Elle représente 32% de la population mondiale soit 2,3 milliard d’humains sur terre ! Autant dire que cette génération est la génération du changement.
Elle se caractérise par le besoin incessant d’obtenir des informations de tout sur tout, n’importe quand et rapidement grâce à internet. Elle ne peut se passer de son téléphone et de sa connexion web.
Cette hyperconnectivité a rendu cette génération impatiente. A tel point qu’elle ne s’impose pas à rester, des années durant, dans un poste qui ne lui convient pas ou qui ne répondra pas à ses attentes. Pour elle, pas de temps à perdre. Elle a eu le temps de constater les méfaits du travail sur la génération précédente provoquant des burn out à répétition, d’un manque de reconnaissance, et d’une démotivation généralisée.
Ses études longues lui permettent une analyse plus pragmatique des nombreux messages qu’elle peut recevoir et en particulier ceux envoyés par les marketeurs.
Elle s’attache davantage à la qualité plutôt qu’à la quantité. Elle privilégiera l’authenticité, la transparence des informations, le sens des valeurs du service ou de la marque plutôt que l’image elle-même.
De ce fait, sa consommation n’a rien à voir avec celle de la génération précédente. Elle préfère le bon, le beau, le bio et le peu cher.
Cette génération raisonne différemment : elle privilégie son bien-être. Je la considère comme la génération du retour aux sources dotés d’outils numériques.
C’est ce qui m’a fait comprendre (et me ravie) aujourd’hui pourquoi ma clientèle se compose essentiellement de cette génération Y.